Chapitre 14 - Interlude 2

Alors que les héros sont aux prises avec les anachorètes du manoir de la forêt, revenons quelques jours plus tôt. Nibor et Esil viennent d’arriver à Phandalin après avoir croiser le groupe d’aventuriers.

Nibor et Esil arrivent dans le petit village en fin de journée. Le soleil est en train de se coucher et les dernières lumières du jour baigne Phandalin dans des couleurs orangées. Les deux humains repèrent rapidement l’auberge Stonehill.

Alors qu’ils entrent dans l’auberge, Nibor constate que la salle est totalement vide. Seul un petit homme à l’air fort sympathique est présent, derrière un comptoir assez propre. « Bonjour tavernier » clame Nibor en passant le pas de la taverne.

« Bonjour étranger, appelez-moi Toblen. Comment puis-je vous aider ? » Nibor et Esil se dirigent directement à une table et commandent en s’asseyant : « deux pintes de bières fraiches, pour commencer ». Les deux aventuriers se délestent de leurs paquetages qu’ils déposent au pied de la table. Esil, heureuse d’être enfin arrivée à destination, tire un tabouret vers elle et y repose ses pieds. Elle ne tarde pas à enlever ses bottes pour se dégourdir les doigts de pieds. Nibor la regarde avec consternation. Il lève les yeux au ciel mais n’engage pas de débats. Sa sœur est têtue comme un troll, ce serait peine perdue. « Toblen, prenez une chope et joignez-vous à nous. Il n’y a pas foule et nous aurions quelques questions.

  • Vous paierez la chope ? Demande Toblen
  • Oui pas de soucis. Dites-moi, nous venons d’arriver, auriez-vous des chambres à louer ?
  • Oui, nous avons des chambres et à des prix tout à fait convenables.
  • Très bien, nous en prendrons une, et préparez nous les repas aussi, nous allons rester quelques temps. C’est une bien belle petite bourgade ici. Pas de problèmes particuliers ? Brigands, Gnolls ou autres joyeusetés ?
  • Ha, si vous saviez ! On aperçoit régulièrement un dragon blanc dans le coin. Il s’attaque aux troupeaux, et il a même déjà croqué un voyageur ou deux sur la Triboar trail. Avec ça, on a de plus en plus de problème avec les orcs qui descendent de la montagne… Ca plus le reste, ça commence à faire beaucoup…
  • Dites-nous tout, nous sommes des chasseurs et on pourrait sans doute vous aider. Nibor sort alors une petite bourse de sa veste, il la dépose en face de l’aubergiste, surpris.
  • Mais bien sur monsieur ! Un groupe d’aventurier travaille pour Wester, notre bourgmestre. Ce pleutre reste calfeutré chez lui depuis que le dragon est apparu. Vraiment un bon à rien celui-là. Vous saviez que …
  • Continuer sur les aventuriers, le coupe Esil d’un air las.
  • Euh, oui. Alors, ils ont fait du bon boulot quand ils ont sauvé la Adabra. C’est notre guérisseuse. Elle avait maille à partir avec une manticore, vous vous rendez compte ? Ensuite, euh, ils ont échoué à accompagner Raskin. Il était venu pour prendre la direction d’une mine par ici. Les cinq aventuriers l’ont escorté mais Raskin est jamais revenu. Les nains qui sont revenus ici depuis nous ont dit avoir trouvé son corps, égorgé par des rats garous semble-t-il. » Nibor se redresse au moment où les rats garous sont cités. Esil enlève ses pieds du tabouret et remet ses bottes tout en lançant un regard interrogateur à son frère. L’ambiance à changer, même Toblen, l’aubergiste, s’en aperçoit. « J’ai dit une bêtise ? » dit-il en se reculant sur sa chaise.
  • Savez-vous si l’un des aventuriers aurait été blessé lors de ce combat ? »
  • Ce n’est pas moi le guérisseur ici ! Allez donc au moulin d’Adabra Gwyn. Si l’un des aventuriers a eu besoin de soin, c’est elle qui a dû s’en charger. J’ai du boulot, je vous laisse maintenant… »

Alors que Toblen retourne derrière son comptoir, Nibor et Esil terminent leurs deux verres de bières puis montre par l’escalier grinçant à leur chambre. La pièce est petite, mais propre et le mobilier plutôt de bonne facture comparée à certains logements précédents. Le duo se connait plutôt bien, en quelques instants les deux humains se sont débarrassés de leurs habits de voyage. Un petit tas est prêt à être donné à l’aubergiste qui les nettoiera. Après s’être lavé et avoir revêtit une tenue propre, Nibor et Esil prennent la route du moulin d’Adabra Gwyn. Lorsqu’ils sortent de l’auberge, le soleil s’est couché et une lune pas tout à fait complète commence à grimper dans le ciel étoilé.

Le voyage pour parvenir au moulin est de courte durée. En arrivant, les deux chasseurs trouvent une tour de pierre bien entretenue. Attenant à celle-ci, les ruines d’un corps de ferme sont présentes. Ils en déduisent que la guérisseuse à investit les lieux alors que seule la tour tenait debout. Elle a dû fournir un travail titanesque pour la remettre sur pied et s’assurer qu’elle ne suive pas le même chemin que l’ancienne ferme.

A quelques pas de l’édifice, penchée sur son parterre de fleurs médicinales, Gwyn Adabra s’occupe de cueillir quelques feuilles pour ses remèdes. En voyant les deux arrivants, elle se relève et leur lance : « Bonsoir aventuriers, belle nuit pour se promener sous les étoiles.

  • Bonsoir, guérisseuse. Effectivement, ce temps clément est propice à une petite promenade, mais nous venons vous poser quelques questions. Nous sommes deux chasseurs de monstres et nous avons été mandaté pour venir régler un problème de lycanthropes. Nous venons pour une question assez précise. Il y a quelques temps, un groupe d’aventuriers s’est confronté avec un groupe de rats-garous dans les mines au nord-est d’ici.
  • Nibor, vient en au fait l’interrompt sa sœur. Savez-vous si un membre de ce groupe de pseudo héros aurait pu être mordu par les rats garous ?

Adabra Gwyn recule sensiblement. Le comportement de cette femme est très agressif. Alors qu’elle va pour répondre, elle se souvient de l’intervention des cinq aventuriers alors qu’elle était attaquée par une manticore. Elle décide donc de taire les questions du demi-orc. Elle se souvient très bien que NybarG était assez inquiet quant à sa morsure de rat garou. Par loyauté envers ses sauveurs, elle décide de taire cette information. « Aucun blessé par mis eux. Par contre, j’ai cru comprendre qu’ils avaient réussi a éradiqué la vermine de la mine ! On leur doit une fière chandelle.

Après cette conversation pauvre en informations, les deux chasseurs rentrent à l’auberge pour se reposer. Sur le chemin, Esil se tourne vers son frère et lui indique : la guérisseuse nous a mentit, cela ne fait aucun doute. Les deux chasseurs rentrent jusqu’à leur chambre sans dire un mot de plus. Il semblerait qu’il y ai un garou de plus dans la région, la chasse va commencer.

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